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Résumé de section

    • JUSTICE RESTAURATIVE - DEVELOPPER UNE CULTURE COMMUNE POUR INFORMER

      Module 2 — Séquence 1

      Avant d'informer , comprendre : auteurs, victimes, qui sont-ils ?

      Mieux connaître le public pour mieux informer

      Avant d'informer, il faut comprendre à qui l'on s'adresse.

      Auteurs et victimes ne sont pas des catégories abstraites. Derrière ces termes juridiques se trouvent des personnes traversant des fragilités souvent méconnues — et parfois étonnamment proches.

      Cette séquence vous aide à les identifier avec précision, pour adapter votre posture professionnelle en conséquence.

      Durée totale

      Environ 40 minutes

      📚

      Activités

      2 activités

      Évaluation

      Formative uniquement

      🎯 Les objectifs de cette séquence

      Identifier les définitions juridiques élargies d'"auteur" et de "victime" en justice restaurative

      Identifier les éléments communs et divergents exprimés dans des témoignages d'auteurs et de victimes

      A partir d'une situation, déterminer si la personne relève du statut de victime ou d'auteur

      📋 Comment est organisée cette séquence ?

      Activité 1
      Les fragilités communes et différentes

      À partir de témoignages authentiques, identifiez ce que victimes et auteurs partagent — et ce qui les distingue. Un point de départ pour comprendre ce que vivent les personnes que vous allez informer.

      ⏱ 20 min
      Activité 2
      Les définitions auteur / victime en justice restaurative

      À partir de situations concrètes, déterminez si une personne relève du statut d'auteur ou de victime au sens de la justice restaurative — et comprenez pourquoi ces définitions sont plus larges que celles du droit commun.

      ⏱ 20 min

      Il n'y a pas d'évaluation notée dans cette séquence. Toutes les activités sont formatives — elles sont là pour enrichir votre regard professionnel sur les personnes que vous serez amené à informer. 

      Pour toute question, contactez votre tuteur : ajouter adresse mail

      Prêt à commencer ?

      La séquence commence par l'exploration des fragilités communes et différentes entre auteurs et victimes.

      🚀 Démarrer — Les fragilités communes et différentes

      Environ 40 minutes au total — à votre rythme.

    • Justice restaurative — Développer une culture commune pour informer

      Module 2 — Séquence 1 — Définitions

      Auteurs, victimes : reconnaître pour mieux informer

      Définitions juridiques dans le cadre de la justice restaurative

      🕐

      Durée

      Temps de lecture : environ 10 minutes

      Évaluation

      Aucune — lecture active

      🎯 L'objectif de cette activité

      Vous permettre d'identifier précisément les personnes concernées par la justice restaurative — au-delà des représentations habituelles — pour pouvoir les informer avec exactitude et assurance.

      👉 Comment procéder ?

      1 📖 Lisez les définitionsécoutez la version audio si vous le souhaitez — une version adaptée est également accessible
      2 🎯 Effectuez l'activité proposée — elle vous permettra de vous approprier les notions à partir de cas concrets

      🤝 La victime en justice restaurative

      En justice restaurative, la notion de victime est entendue dans un sens plus large que sa définition procédurale habituelle. Elle ne se limite pas à la personne directement atteinte par l'infraction, ni à celle qui a déposé plainte ou qui s'est constituée partie civile.

      Sont ainsi concernées :

      La victime directe — celle qui a personnellement subi le préjudice résultant de l'infraction
      La victime indirecte ou par ricochet — les proches de la victime directe, notamment en cas de décès
      La victime d'une infraction prescrite — même si l'action publique ne peut plus être exercée
      Le plaignant dans le cadre d'un classement sans suite — lorsque l'infraction est insuffisamment caractérisée ou qu'une ordonnance de non-lieu a été rendue

      La participation de la victime repose sur trois conditions impératives : information complète sur la nature et les modalités de la mesure, consentement libre et exprès, et droit de retrait à tout moment sans conséquence sur ses droits à indemnisation ou sur la procédure pénale en cours.

      Lorsque la victime est mineure, ses représentants légaux sont obligatoirement associés à la démarche, et une attention particulière est portée aux impacts psychologiques de la mesure sur elle.

      La justice restaurative reconnaît à la victime une place centrale et active : elle n'est plus seulement le sujet passif d'un préjudice subi, mais un acteur du processus de résolution, dont la parole, la reconstruction et l'apaisement constituent des objectifs à part entière.

       

      ✍️ L'auteur en justice restaurative

      En justice restaurative, la notion d'auteur est entendue dans un sens élargi par rapport à la définition pénale stricte. Elle englobe toute personne ayant reconnu avoir commis une infraction et manifestant la volonté de s'engager dans un processus restauratif.

      Pour les personnes majeures, la reconnaissance des faits est une condition préalable et non négociable — sans elle, aucune mesure ne peut être engagée. C'est le tiers indépendant chargé de la mesure qui s'en assure lors de la phase de préparation.

      Si l'auteur est mineur, le fait qu'il ne nie pas les faits, ou qu'il reconnaisse qu'il s'est "passé quelque chose" permet d'envisager une démarche en justice restaurative.

      La participation de l'auteur repose sur les mêmes conditions que celles de la victime : information complète, consentement libre et exprès, droit de retrait à tout moment. Si l'auteur décide de quitter le dispositif, cette décision ne peut en aucun cas lui être préjudiciable ni avoir de répercussion sur sa situation pénale.

      Une vigilance particulière est requise dans certaines situations :

      Infractions commises dans la sphère familiale — en raison du risque d'emprise, notamment dans le cadre de violences conjugales ou d'un ascendant sur une victime mineure
      Mesure initiée à la demande de l'auteur lui-même — ses motivations doivent être précisément examinées et évaluées par le tiers indépendant
      Auteur mineur — enjeu essentiellement éducatif, degré d'adhésion fonction de sa maturité, représentants légaux associés au processus

      La justice restaurative ne conçoit pas l'auteur comme un sujet à sanctionner ou à traiter, mais comme un acteur de sa propre responsabilisation : il est invité à mesurer les conséquences réelles de ses actes sur la victime, à s'engager dans un dialogue respectueux, et à participer activement à la résolution des difficultés engendrées par l'infraction.

      💡 Vous avez terminé la lecture ? Passez maintenant à l'activité — elle vous propose des cas concrets à classer.

      Prêt à mettre en pratique ?

      À partir de cas concrets, déterminez si chaque personne relève du statut d'auteur ou de victime au sens de la justice restaurative.

      🚀 Démarrer l'activité

      Appuyez-vous sur les définitions que vous venez de lire.